Retour d’expérience de Guillaume Deffontaines, AFC sur le tournage d’Histoires parallèles

Dans le cadre de la sélection du long-métrage Histoires parallèles d’Ashgar Farhadi, au Festival de Cannes 2026, Guillaume Deffontaines revient sur le tournage. 

« Il me serait difficile de choisir une anecdote parmi les innombrables rebondissements qui ont ponctué ce film depuis le début de la préparation en Avril 2025.

En revanche je peux dire à quel point travailler avec Asghar Farhadi a été une expérience riche en tous points, à la fois cinématographiquement et humainement. 

Malgré les évènements infiniment tragiques en Iran, qui, depuis un an ont ébranlé, meurtri sa famille et ses proches vivant à Téhéran, Asghar a su maintenir ce drame en dehors du plateau et insuffler un esprit de travail et de concentration autour de ses comédiens, indispensable à la construction de ses histoires parallèles. 

Dès mes premières ébauches de réflection sur l’image avec Asghar, je me suis senti soutenu, accompagné par l’éternel Fred Valay, les inévitables Feriel Benouarka et Valérie Guillot, l’inventif et indispensable Aurélien Taquet, le minutieux Franck Techer et toute la fine équipe du planning TSF. 

Nous avons enchaîné les tests comparatifs ALEXA 35, MINI LF, SONY VENICE, et même la ARRI 265. Les recherches en optiques ont été longues et et quasi exhaustives, navigant entre sphérique et anamorphique, ce qui m’a permis de découvrir les LEITZ HUGO ainsi que les ATLAS MERCURY. Parfaits pour une configuration compacte et légère alternant épaule et Steadicam. Nous avons testé les longues focales, notamment le 300/900 HAWK avec sa filtration interne. 

Asghar Farhadi tenait à réaliser une véritable maquette du film avant le tournage. Il ne m’était jamais arrivé de filmer des répétitions avec d’autres comédiens sur les décors du film. 

Aurélien m’a proposé des solutions alternatives pour que je puisse être autonome pendant 3 semaines. Une FX3 autofocus à l’épaule  et un RONIN 4D m’ont permis de simuler les plans épaule et steadicam, et de construire toute la grammaire du film en étroite collaboration avec le réalisateur. Un grand merci à toute l’équipe !

Anna Katia Vincent, première assistante a obtenu un support essentiel pendant nos 65 jours de tournage !

Sans oublier la lumière et la machinerie qui, sans cesse, s’adaptent aux nouveautés du marché et aux contraintes du terrain, un grand merci également. 

Le mélange des Vortex 24 et Skypanel 360 complétés de la gamme Astera ont permis à Fred Vanard de réaliser une belle installation lumière en studio, très naturelle. Le dernier Nanlux 5kW a apporté beaucoup dans nos décors extérieurs. 

La petite Dollly Cobra a rendu bien des services à Laurent Passera. »