Anecdotes et moments marquants
Quelles ont été les situations ou moments les plus mémorables pendant le tournage de Corps étranger ? Y a-t-il des anecdotes amusantes, inattendues ou particulièrement créatives que tu aimerais partager ?
Je dirais que la pluie a été un élément assez surprenant sur ce tournage ! Nous tournions en extérieur le 1er jour de tournage, il s’est mis à pleuvoir juste après l’annonce de la pause déjeuner, l’équipe et le matériel étaient couverts car nous avions initialement mis des barnums pour nous protéger du soleil. La pluie a duré 20min puis le soleil est ressorti, il a fait tellement chaud que tout a séché durant le reste de la pause déjeuner et nous avons repris le tournage comme si rien ne s’était passé.
À savoir que la pluie a une signification assez spirituelle dans le vaudoun béninois, toute l’équipe locale a d’ailleurs interprété cet événement comme un signe de bonne augure, garantissant que le tournage se déroulerait bien. Ce fût le cas !
L’unique autre moment où nous avons eu de la pluie durant le tournage fût le dernier jour ; nous mettions en place le dernier plan de la dernière séquence que nous devions tourner au Bénin et nous avons eu une énorme averse. Nous avons pu protéger rapidement la caméra et avons tout de même tourné la séquence en la réinventant un peu. Ces coïncidences étaient assez drôles. Selon les béninois, cette deuxième pluie annonce le futur succès du film.
Accompagnement TSF
Comment l’équipe TSF vous a-t-elle accompagné durant le tournage ? Quels aspects de notre savoir-faire (caméra, machinerie, lumière, véhicules) ont été essentiels pour la réussite du projet ?
Nous avons loué toute la config camera chez TSF (mach, elec et véhicules directement au Benin). L’accompagnement a été extrêmement bienveillant. Nous avions un réel enjeu de configuration bagage car tout était comptabilisé au gramme prêt pour le voyage. De plus nous tournions dans des conditions « extrêmes » sous de fortes chaleurs, les recommandations de l’équipe caméra TSF en amont ont été précieuses afin de garantir le matériel le plus adéquat et sa conservation.
Durant le tournage nous avons aussi rencontré un souci de data (une tour qui ne montait pas), j’ai donc dû contacter le service data depuis Cotonou, qui a étudié le problème par téléphone en me guidant dans les démarches avec la data manageuse béninoise. La réactivité et l’expertise à distance étaient vraiment impressionnantes.
Challenges et solutions
Y a-t-il eu des défis particuliers à relever sur ce tournage — techniques, logistiques ou artistiques — et comment TSF a-t-elle contribué à les surmonter ? Quels choix ou solutions ont, selon toi, vraiment fait la différence ?
Nous avions un tournage complexe logistiquement parlant avec beaucoup de décors, du rouling, de la nuit, de la voie bétonnée et de la voie en terre. Malgré tout cela nous avons pu tourner chaque jour dans les temps sans aucun souci car la config caméra avait justement été parfaitement étudiée par la 1ère assistante caméra, Anaïs Lesage et l’équipe TSF pour être « tout-terrain », compacte et facile d’utilisation.
De plus, nous tournions beaucoup de nuit et en extérieur avec une liste lumière assez « légère » et à l’épaule, il nous fallait donc une caméra très sensible. Le chef op, Victor Zebo a pensé à la Sony Burano pour sa légèreté et son capteur. N’ayant toutefois jamais utilisé cette caméra, TSF nous a permis de faire des tests caméras et optiques en novembre, bien en amont du tournage. Grâce à cela nous avons confirmé que ce choix de caméra répondait à toutes nos contraintes de tournage, tout en respectant la recherche esthétique de la réalisatrice.





































