Gaston Grandin, chef machiniste, nous parle de son expérience sur « Lady of Lourdes »

Gaston Grandin, chef machiniste, revient sur son expérience de tournage sur le film Lady Of Lourdes réalisé par Dan Johnson et produit par Peninsula Pictures.

Anecdotes et moments marquants

Le film Lady of Lourdes a été tourné en majeure partie dans les Pyrénées-Atlantiques et le Béarn, autour des villes de Sauveterre et de Saint-Sever.

Nous avons terminé le tournage à Nevers, où a été enterrée puis béatifiée Bernadette Soubirous.

C’est autour de sa vie que le scénario s’est construit, sous la forme d’un biopic, porté par la jeune actrice Elfie Kluk.

Ce film retraçant la vie de Bernadette a été tourné principalement dans des décors naturels et somptueux, tels que des églises, des cloîtres, etc.

L’univers du tournage

Ces décors magnifiques ont été complétés et accessoirisés avec succès, malgré les contraintes inhérentes à un film d’époque (modification des façades, masquage du mobilier urbain contemporain, etc.).

Ces contraintes ont conduit la directrice de la photographie, Inès Tabarin, A.F.C., à faire des choix dès les repérages avec le réalisateur, en adaptant le découpage (choix des cadres, des axes) ainsi que la construction de la lumière.

Une anecdote me vient avant tout à l’esprit concernant la présence de Bernadette tout au long du film.

J’ai le souvenir d’une présence, comme une bonne étoile qui nous accompagnait, voire nous surveillait…

Certaines séquences, particulièrement exigeantes pour les comédiens et très fortes sur le plan spirituel, laissaient parfois place, après le « Coupez ! », à un grand silence. Un véritable effet de vérité, comme si Bernadette Soubirous était parmi nous…

À l’inverse, comme les tournages ne sont pas une science exacte et que tout ne fonctionne pas toujours comme le meilleur des engrenages, il nous est arrivé de penser, côté technique, que la Murphy’s Law n’était pas qu’une légende. (Panne de nacelle, tempête de grêle sur des sas, panne électrique ou encore un décor que la production a perdu… trois fois !)

Malchance ?

C’est en tout cas toujours plaisant d’en sourire après !

Je retiendrai toujours le travail et l’inventivité des machinistes et des électriciens pour créer des casquettes, des sas et des déports. Les décors, pas toujours simples d’accès ni d’exploitation, leur ont donné du fil à retordre…

Accompagnement TSF

Le groupe TSF, comme toujours, a su être présent et attentif dès la préparation du film, après les repérages, et ce jusqu’à la fin du tournage, en restant à l’écoute de nos demandes et de nos besoins en machinerie.

Ces besoins pouvaient évoluer régulièrement, et l’équipe machinerie de TSF a su s’adapter aux contraintes du tournage tout en respectant l’enveloppe budgétaire accordée par la production Division.

Les contraintes liées à l’éloignement géographique du tournage, ainsi que l’importance des listes de matériel, n’ont pas facilité les allers-retours en fonction du plan de travail.

TSF a toujours su nous accompagner et trouver des solutions pour nous soulager, notamment grâce à ses différentes agences en France et à son réseau de partenaires.

Challenges et solutions

La multiplicité des décors nous a obligés à prééclairer régulièrement les lieux de tournage, et TSF nous a accompagnés en mettant à notre disposition les doublons de matériel dont nous avions besoin.

La possibilité d’utiliser du matériel TSF, notamment un bras de grue ainsi que d’autres équipements, a permis au réalisateur et à la directrice de la photographie de réaliser davantage de plans-séquences et d’apporter encore plus de cachet au film.